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jeudi 26 septembre 2013

Le water-polo français veut refaire surface



En créant une nouvelle ligue, qui débutera ce week-end, la discipline veut sortir de l’ombre dans laquelle elle vit depuis une vingtaine d’années.
En épluchant la feuille de match de la finale des derniers championnats du monde de Barcelone, on pourrait croire à une erreur. Ugo Crousillat, ancien joueur du Cercle des nageurs de Marseille, a disputé les Mondiaux, décrochant la médaille d’argent et marquant un but en finale. Oui, mais sous les couleurs du Monténégro, pays dont il a pris la nationalité après avoir rejoint le club de Budva la saison dernière, laissant derrière lui l’équipe de France. Une équipe de France qui a assisté à la compétition devant sa télévision. Comme elle en a malheureusement pris l’habitude depuis de longues années. Sa dernière participation à un championnat d’Europe remonte ainsi à 2001 et ses derniers matches aux JO datent de Barcelone, en 1992 !
Une éternité pour une discipline qui avait apporté au pays son premier titre olympique dans un sport collectif en 1924 à Paris. Une discipline tombée peu à peu dans l’oubli depuis vingt ans, en raison de conflits récurrents entre ses responsables et la Fédération française de natation, à laquelle elle est affiliée. «À une époque, de manière très utopiste, un certain nombre de responsables du water-polo ont imaginé se dissocier de la Fédération française de natation pour créer une Fédération de water-polo, ce qui est inimaginable et qui n’a jamais vu le jour», rappelle Francis Luyce, président de la FFN.
La Fédération nous demande de faire nos preuves : on va donc lui montrer de quoi on est capables
— Ugo Crousillat
Pour mettre fin aux querelles de clocher et à un grand amateurisme (quatre des douze équipes de première division n’ont pas de bassin aux dimensions réglementaires !), les responsables du water-polo ont donc revu leur copie. Après moult discussions avec la Fédération française de natation, ils ont créé, en janvier dernier, la Ligue promotionnelle de water-polo (LPWP). «On était le seul sport d’équipe en France à ne pas disposer d’une ligue pour la gestion de ses championnats de première division», fait remarquer Marc Crousillat, président de cette LPWP et père d’Ugo. Ancien international ayant participé aux JO avec les Bleus, Crousillat veut «faire sortir le water-polo de l’ombre» en le structurant et en travaillant sur son image. «Aujourd’hui, on part vraiment de loin. Il y a même des gens qui croient qu’on joue avec des chevaux dans l’eau», souriait-il vendredi dernier lors de la présentation de la saison qui démarrera ce week-end avec la première journée du championnat désormais baptisé Pro A. Pour se faire connaître, la LPWP s’est adjoint les services d’une agence de relations presse et compte par exemple produire les résumés vidéo d’une affiche par journée pour les mettre à disposition des diffuseurs.
En dépit de l’appellation Pro A, le water-polo reste néanmoins un sport semi-amateur. Moins d’une centaine des 12.000 licenciés que compte la France sont professionnels en première division. Majoritairement des étrangers, issus de l’ex-Yougoslavie. Dans cette région, le water-polo est presque une religion, même si le nombre de licenciés y est parfois bien moins important qu’en France. Championne du monde l’été dernier, la Hongrie ne compte ainsi que 4000 licenciés. Le Monténégro, 1000 seulement. «Dans ces pays, ils ont mis en place des structures pour faire travailler les jeunes et les amener au haut niveau. Nous, on a beaucoup de licenciés mais on n’a pas mis en place de schéma de travail», déplore Crousillat.
Ce sera l’un des objectifs de cette LPWP, forte de ses 150.000 euros de budget, de sa charte chargée d’encadrer le statut du joueur professionnel (charte rédigée par un joueur international français, Alexandre Camarasa) et d’une volonté affichée de structuration. À partir de 2014-2015, aucun club ne pourra ainsi évoluer en Pro A sans un bassin réglementaire, «une règle incontournable, que personne n’avait voulu imposer jusque-là», affirme Luyce. «La Fédération est en position d’attente et nous demande de faire nos preuves : on va donc lui montrer de quoi on est capables», promet Ugo Crousillat.
source : sport24

samedi 27 juillet 2013

Le jackpot des champions olympiques



Sacrés à Londres, les nageurs Florent Manaudou, Yannick Agnel et Camille Muffat ont changé de dimension médiatique et économique. Décryptage avant les Mondiaux.
La plupart des sportifs le disent. Plus que toute autre victoire, un titre olympique change la vie d’un athlète. Yannick Agnel, Camille Muffat et Florent Manaudou, les trois médaillés d’or individuels des JO de Londres 2012, en ont fait l’expérience. En un été, ils sont sortis de la sphère exclusive de la natation pour entrer dans celle des millions de Français qui ont assisté à leur exploit devant leur télévision. Un véritable changement de statut. «De petit frère de Laure Manaudou, Florent est devenu champion olympique (du 50 mètres nage libre, NDLR) et il n’y en a pas tant que ça dans le panthéon du sport français», résume Jean-François Salessy, l’agent de Florent Manaudou. En natation, avant Londres, il n’y en avait eu que trois (Jean Boiteux, Laure Manaudou et Alain Bernard).
Florent porte un nom emblématique, a déjà un palmarès et une plastique pas dégueulasse
— Jean-François Salessy, agent de Florent Manaudou
Le trio de champions olympiques à Londres a donc logiquement changé de dimension médiatique et économique au retour des JO. «Yannick et Camille ont été très sollicités dans les deux mois qui ont suivi les Jeux, notamment par des médias qui ne s’étaient pas ou peu intéressés à eux jusqu’alors (“Le Grand Journal”, “Sept à huit”…) », explique Sophie Kamoun, qui gère les intérêts de Yannick Agnel et Camille Muffat. «Florent, c’est dix sollicitations de presse par semaine, du journal du coin au “Grand Journal” de Canal+. Il porte un nom emblématique, a déjà un palmarès et a une plastique pas dégueulasse (sic). Il y a beaucoup d’intérêt autour de lui», renchérit Jean-François Salessy qui précise avoir été «plutôt protecteur» avec son poulain cette année pour qu’il se concentre sur la natation.
Encore loin des footballeurs
Des intérêts médiatiques mais aussi économiques. Sur ce plan, la médaille d’or olympique a agi comme un catalyseur. Encore peu connu du grand public, sinon comme le petit frère de Laure, Florent Manaudou a rapidement touché les dividendes de sa victoire londonienne en signant après les Jeux avec quatre partenaires : IceWatch, Microsoft, Assu 2000 et Speedo International. Des partenariats qui répondent à une stratégie précise de s’associer à des marques correspondant à son image («un jeune dans son temps, un peu geek », explique Salessy) et de privilégier la qualité et la durée plus que la quantité.
IceWatch et Speedo se sont ainsi associés pour quatre ans au nageur marseillais qui a ainsi «multiplié par 4 ou 5» des revenus estimés en 2012 à 100 000 euros. «On est loin des salaires des footballeurs», signale cependant son agent.
Yannick Agnel, champion olympique du 200 m, a lui conservé et sérieusement revalorisé les contrats qu’il avait avant les JO (Nabaiji, la marque natation de Decathlon, le Coq Sportif et EDF) et s’est associé à trois nouveaux partenaires (STC Nutrition, KEA Partners, une agence de conseil en management, et une autre entreprise, restée secrète, dont il est devenu «parrain de sa force commerciale ») et bénéficie, comme Camille Muffat, de contrats avec L’Équipe Magazine, l’agence de photo Abaca et d’une convention de partenariat avec Orange.
Continuer à être performant
La championne olympique du 400 m, dont la plupart des contrats s’arrêtaient fin 2012, est elle associée à EDF et Puressentiel (deux contrats existants avant les JO et revus à la hausse après) et a signé de nouveaux partenariats pour 2013 avec Nabaiji, STC Nutrition et le coiffeur créateur Pascal Coste, avec qui elle a conçu une gamme de produits capillaires. Un autre sponsor devrait également être annoncé début septembre, tandis qu’une plate-forme de vente a été mise en place pour commercialiser des produits à son effigie et à celle d’Agnel.
Pour quels revenus ? «Les montants sont confidentiels », explique Sophie Kamoun. Selon nos estimations, ils devraient eux aussi avoisiner le demi-million d’euros cette année. Comme pour Florent Manaudou, le choix des partenaires répond à une logique bien précise. «Il est important qu’il y ait une affinité avec la marque et ses représentants, explique Sophie Kamoun. Il ne s’agit pas uniquement de porter un logo et de prendre un chèque. » Quitte même à casser un contrat si le courant ne passe plus… «Les partenaires de Yannick l’ont tous soutenu de façon formidable au moment de son départ aux États-Unis, à l’exception d’un seul avec qui nous avons trouvé préférable d’arrêter de travailler très récemment », indique encore l’ex-nageuse sans donner de nom (il semblerait que ce soit EDF, NDLR). Pour les trois nageurs de 21 (Agnel), 22 (Manaudou) et 23 ans (Muffat), l’essentiel reste cependant de continuer à être performant dans les bassins. Sachant que de nouvelles victoires la semaine prochaine aux Championnats du monde à Barcelone ne feraient qu’affermir leur statut de star des JO.
source : sport24

Les Quatres as Français prêt à en découdre


Muffat. Agnel. Stravius. Manaudou. Leur point commun? Ils ont déjà connu la consécration mondiale ou olympique. On compte sur eux pour récidiver à Barcelone


MUFFAT, LEADER INCONTOURNABLE

C'est la valeur sûre de cette équipe. Très dominatrice dans une discipline, mais suffisamment polyvalente pour être compétitive sur trois courses. Visiblement, d'après son entourage, elle n'a pas subi, contrairement à tant d'autres, de contrecoup post-olympique. Toujours motivée, estimant disposer d'une marge de progression, Camille Muffat en veut encore plus. Autant le dire tout de suite, tout autre résultat qu'une médaille d'or serait considéré comme une déception sur 400m, dont elle est championne olympique en titre. Déçue par sa course des Championnats de France au mois de mars, la Niçoise a depuis repris la tête des bilans mondiaux avec le troisième meilleur temps de sa carrière (4'02"84). Si elle nage à son meilleur niveau, il n'y a aucune raison qu'elle ne connaisse pas un triomphe identique à celui de Londres. "Je n’ai pas envie de me faire battre sur le 400 m. Je n’y pense même pas", a-t-elle prévenu. Elle entrera d'emblée dans le vif du sujet, la finale du 400m dames étant prévue dimanche soir.
Mais, comme aux Jeux, Muffat rêve aussi de briller sur 200m. Vice-championne olympique l'an passé, elle est débarrassée de l'Américaine Allison Schmitt qui l'avait devancée à Londres mais ne s'est pas qualifiée sur cette distance cette année. Autre atout, elle bénéficie d'une journée de repos entre les finales du 400 et du 200, alors qu'elle avait dû enchaîner en 24h aux J.O. Là aussi, elle est créditée du meilleur temps mondial cette saison (1'55"48). De quoi rêver à un doublé, d'autant qu'elle a beaucoup travaillé le 200 ces douze derniers mois. Elle nagera aussi le 100m, mais son manque d'explosivité (elle possède une redoutable point de vitesse pour une nageuse de 400, mais face aux meilleures spécialistes du 100, elle est plus "limite") la place un ton en-dessous en termes d'ambitions par rapport aux deux autres distances. Reste que Muffat, à la fois détendue et déterminée, a tout pour être une des stars de ces Mondiaux.
Courses: 100m, 200m, 400, 4x200m
L'objectif minimal: Une médaille d'or. Rien que ça.
Le rêve: Trois médailles, comme à Londres, mais avec deux titres cette fois.
L'avis de son entraîneur, Fabrice Pellerin: "C'est une jeune femme épanouie, qui a une vie sociale et affective à côté. Elle le gère avec beaucoup de réussite. C'est un dossier qui est gagné, qui est bouclé. Elle reste une nageuse très évolutive encore. Elle a la fraîcheur de la benjamine. Elle est sans cesse en train d'évoluer, d'apprendre des choses."

Mondiaux 2013 - Un carré d\'as bleu pour Barcelone - Natation - Championnats du monde
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YANNICK AGNEL, LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIGUE

Double médaille d'or à Londres (200m et 4x100m), Yannick Agnel a été LA star française des Jeux. Désormais expatrié aux Etats-Unis, où il a rejoint Bob Bowman, l'ancien coach de Michael Phelps, Agnel débarque un peu dans l'inconnu à Barcelone. Il a découvert un nouvel environnement, une nouvelle méthode de travail et il est difficile de savoir comment il aura digéré tout ça. Il a d'ailleurs pris soin de répéter que, pour le couple qu'il forme avec Bowman, l'objectif, le véritable horizon, c'est 2016 et les Jeux de Rio. Pas Barcelone 2013. Une façon de préparer une déception? Peut-être. Mais comme il le dit également, s'il s'aligne finalement sur 200m en Catalogne, c'est parce qu'il estime avoir le niveau pour rivaliser avec les meilleurs. Mais il n'a plus nagé sur 200m en compétition depuis les "France", où il avait tout de même claqué la troisième perf' mondiale de la saison. Son talent est tel que, s'il sort la bonne course le Jour J, ça peut déménager. Puis le relais 4x100 compte sur lui. Comme l'an dernier. La rançon de sa gloire londonienne…
Courses:  200m, 4x100m, 4x200m
L'objectif minimal: Une première médaille individuelle aux Mondiaux.
Le rêve: Une victoire sur 200m, une autre sur 4x100 et une troisième médaille sur 4x200. Comme à Londres, en gros. De quoi ancrer Agnel dans le gotha de façon définitive à seulement 21 ans.
L'avis de son entraineur, Bob Bowman (source RMC): "Le 200m, c’est sa décision, Comme il s’est bien entraîné, il a senti qu’il pourrait être compétitif. Je l’ai soutenu et je pense qu’il sera très compétitif. Il ne tient qu'à lui d’être au haut niveau. Il s’entraîne très bien."

Mondiaux 2013 - Un carré d\'as bleu pour Barcelone - Natation - Championnats du monde
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JEREMY STRAVIUS A OUBLIE 2012

Souvenez-vous. Eté 2011, Shanghai. La France, qui n'avait encore jamais goûté au moindre titre masculin dans l'histoire des Mondiaux, en rafle deux d'un coup dans la même course, sur 100m dos, grâce à Camille Lacourt et Jérémy Stravius. Ce dernier a connu un gros trou d'air l'an passé, ne se qualifiant même pas pour les Jeux sur cette distance, ni sur aucune autre en individuel d'ailleurs. Mais Stravius a rebondi. On le retrouve plus fort que jamais en 2013. Il a tout cassé lors des Championnats de France, se qualifiant dans pas moins de cinq épreuves individuelles pour Barcelone, et ce, dans trois nages différentes. Du jamais vu. Du coup, il aura un programme à la Phelps cette semaine, mais a dû procéder à certains sacrifices, renonçant ainsi au 200m libre, histoire de ne jamais avoir plus d'une course par jour au menu. N'empêche, on devrait le voir tous les jours dans le bassin catalan. C'est sur le 100 dos qu'il dispose de la plus grande chance. Il y retrouvera son compère Lacourt en outsider (que nous n'avons pas intégré à cette bande des quatre car il ne présente pas tout à fait les mêmes références cette année, même s'il est capable de mettre tout le monde d'accord sur 100 dos), tandis que lui, fort de sa MPM2013 (53"09), aura un statut de favori à gérer.
Courses:  50m dos, 100m dos, 100m papillon (?), 200m 4 nages, 4x100m, 4x200m, 4x100m 4 nages
L'objectif minimal: Retrouver un podium individuel. S'il devait repartir bredouille, ce serait une cruelle déception.
Le rêve: Un titre et trois médailles. Scenario optimiste mais pas utopique.
L'avis de son entraineur: "Après une année difficile, les Championnats d'Europe en petit bassin ont été très bons pour lui. Ça a été un nouveau départ et ça l'a conforté dans son potentiel, qui est très important. Les résultats se sont enchaînés en janvier. Depuis la reprise de la saison, il est sur une dynamique de réussite".

Mondiaux 2013 - Un carré d\'as bleu pour Barcelone - Natation - Championnats du monde
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FLORENT MANAUDOU, L'AS DU 50

Il fut la divine surprise des Jeux de Londres. On le savait capable d'accrocher une médaille sur 50m nage libre, mais l'or restait un rêve secret, transformé en une douce réalité par le "petit" frère (1.99m, 99 kg...) de Laure. Manaudou, désormais, c'est Florian. Egalement engagé sur 50m papillon, dont il débutera les séries dès dimanche, c'est bien évidemment sur 50m libre qu'il est attendu en Espagne. La longueur de bassin reste une course aléatoire, où tout peut se passer. Il faut tout réussir à la perfection pour s'imposer, ce qu'avait accompli Manaudou à Londres. La concurrence sera rude avec Nathan Adrian et James Magnussen (qui ont nagé plus vite que lui cette année), sans oublier Cielo ou Morozov. Ils sont au moins cinq ou six à pouvoir rafler la mise en finale. Le 50, c'est un combat, contre les autres et contre soi-même. L'impact psychologique joue beaucoup. Manaudou a pour lui d'avoir déjà gagné une course majeure sur cette distance. Une base sur laquelle il compte bien s'appuyer. Mais des quatre vedettes tricolores, c'est probablement lui qui doit faire face à l'adversité la plus forte.Courses:  50m papillon, 50m libre, 4x100mL'objectif minimal: Le podium sur 50m.Le rêve: L'or sur 50 un an après les J.O. Histoire de doubler or olympique et or mondial, comme sa sœur Laure.L'avis de son entraîneur, Romain Barnier: "C'est une histoire d'hommes. Elle va se jouer dans la chambre d'appel et un peu avant le start. La finale des Jeux Olympiques, Florent l'a gagnée un peu dans l'échauffement avant. Il s'est senti plus fort. Ça se travaille, je ne pense pas qu'on y arrive par hasard".

Mondiaux 2013 - Un carré d\'as bleu pour Barcelone - Natation - Championnats du monde

source : Eurosport

dimanche 14 juillet 2013

Morozov frappe très fort




Le Russe Vladimir Morozov a confirmé qu'il serait un prétendant au titre mondial du 100m dans moins de trois semaines à Barcelone en remportant les Universiades à Kazan en 47’’62. Il s'agit de la deuxième performance mondiale de l'année derrière l'Australien James Magnussen (47’’53). A 21 ans seulement, il devient surtout le troisième meilleur performeur de l'histoire hors combinaisons après James Magnussen (47’’10) et Nathan Adrian (47’’52). S'il remportait l'or à Barcelone, Morozov succèderait au Tsar Alexander Popov, dernier Russe à s'être imposé sur la course reine il y a dix ans alors que les Mondiaux étaient déjà organisés à Barcelone.

source : rmc

mardi 9 juillet 2013

L'équipe de France de natation en ordre de Marche pour les mondiaux



En dehors de Camille Lacourt, un peu en retrait, les têtes d’affiche de la natation française ont démontré ce week-end à Vichy qu’elles étaient dans les temps pour briller aux Mondiaux de Barcelone.
La répétition est finie et on a désormais hâte d’assister à la représentation. L’Open de France, organisé cette année à Vichy après plusieurs années à La Croix Catelan, à Paris, devait servir de point de repère aux meilleurs nageurs français sur la route de Barcelone. Après deux jours de compétition, ils savent désormais où ils en sont.
Muffat plus forte que la fatigue
A commencer par les champions olympiques de Londres, Camille Muffat et Florent Manaudou (Ndlr : Yannick Agnel, qui s’entraîne désormais à Baltimore, n’était pas présent). La Niçoise, un peu fatiguée par le lourd travail effectué auprès de Fabrice Pellerin, a souffert sur 100m (3e en 55’’61 derrière Britta Steffen et Charlotte Bonnet), une distance qu’elle hésite encore à disputer aux Mondiaux de Barcelone. Mais elle a plus que tenu son rang sur le 200m et le 400m, deux épreuves dont elle détient les meilleures marques mondiales de la saison (1’55’’48 sur 200m et 4’02’’64 sur 400m). A Vichy, elle est allée moins vite (1’56’’45 et 4’04’’09) mais a gagné quand même. «Quoi qu’il arrive, même morte, je savais que j’avais plus de vitesse qu’elle, que j’allais gagner à la touche, parce que c’est comme ça», assurait-elle même après avoir dompté la Néo-Zélandaise Lauren Boyle sur la distance dont elle est tenante du titre olympique.
Manaudou en patron
Florent Manaudou a lui aussi mis un point d’honneur à s’imposer sur la distance qui l’a sacré à Londres, le 50m. Le Marseillais l’a fait avec panache, dominant en 21’’64 le double champion du monde en titre, Cesar Cielo (2e en 21’’78), et l’Australien James Magnussen (3e en 21’’86). Deux sacrés clients dans trois semaines en Catalogne… «Une victoire, c’est toujours important, avouait le petit frère de Laure. Et plus les nageurs sont prestigieux, plus c’est savoureux.» Moins saignant sur 50m papillon (2e en 23’’61), Manaudou n’en a pas moins frappé un grand coup. «En arrivant aux Championnats du monde, je pense que Florent sera le favori pour la médaille d’or», admet avec malice Cesar Cielo. Une manière de mettre la pression sur le Français, dominé par l’Américain Nathan Adrian et le Russe Vladimir Morozov dans les bilans mondiaux. «Ça me plait ce statut, c'est quand même pour cela que l'on travaille quand on est sportif», assumme-t-il.
Stravius éclipse encore Lacourt
Co-champion du monde il y a deux ans à Shanghaï, Jérémy Stravius arrivera lui aussi à Barcelone avec la pancarte de favori dans le dos. L’Amiénois, homme des derniers championnats d’Europe en petit bassin puis des championnats de France de Rennes, a signé deux succès dans l’Allier : 24’’67 sur 50m dos, 54’’11 sur 100m dos. Deux chronos un peu supérieurs à ceux déjà réussis cette saison mais le Picard s’en contentait. «J’ai gagné contre des cadors, des candidats sérieux aux médailles mondiales», rappelait-il fièrement. Parmi eux, Camille Lacourt. Le Marseillais, tenant du titre mondial sur 100m dos, a mesuré le travail qu’il lui restait encore à accomplir durant les prochaines semaines, se classant 3e du 50m dos (24’’75) et du 100m dos (55’’26).
source : sport 24

lundi 8 juillet 2013

James Magnussen le retour ?



Privé de son rêve olympique par Nathan Adrian l’été dernier à Londres, James Magnussen a digéré sa déception et appris de ses erreurs pour se relancer en vue des Jeux 2016 à Rio. Avant de défendre son titre mondial du 100 mètres à Barcelone (28 juillet-4 août), l’Australien est passé à Vichy pour défier les Français lors de l’Open de France (6-7 juillet).
Il est loin le jeune homme qui, torse bombé, mettait en garde ses rivaux sitôt sa démonstration dans le grand bain d’Adélaïde à l’occasion du 100 mètres des championnats d’Australie (47"10). "Préparez-vous", clamait-il alors. "J'ai tout donné mais je ne vais pas me reposer sur mes lauriers. Je vais faire tout mon possible pour battre le record du monde parce que je veux devenir le nageur le plus rapide de l'histoire." Un an plus tard, l’Australien a conservé fin avril son titre national en 47"53, soit la meilleure performance mondiale de l’année sur la distance. Mais le "Missile" a appris l’humilité. Et ne ressens plus le besoin de se frapper la poitrine pour marquer son territoire.
Les Jeux Olympiques de Londres sont passés par là. Annoncé comme le favori du 100 mètres olympique, fort de la meilleure performance mondiale de tous les temps claquée sans combinaison, le champion du monde en titre a coulé, quatrième seulement du relais 4x100 mètres avec ses camarades du sprint avant d’échouer à la deuxième place de la course reine, battu en finale par l’Américain Nathan Adrian. Un échec dont il a su tirer les conséquences, conscient de ses erreurs.



Plus que la polémique sur ses distractions nocturnes, "des gamineries mais pas aussi grosses que ce qui a pu être dit", ou encore cette interdiction de somnifères prononcée à trois semaines des Jeux par la Fédération australienne qui ne l’a pas aidé à trouver le sommeil, la pression sur ses épaules a eu raison de ses ambitions. "Il y a eu beaucoup de battage médiatique, beaucoup d’attentes et, pour la première fois, je n’ai pas su y faire face. J’ai eu tendance à en rajouter sur ma confiance, ce qui au final m’a mis encore plus de pression", avouait-il en début d’année. "Mais j’ai été honnête avec les médias. Je venais d’être sacré champion du monde et je n’allais pas dire que je visais l’argent aux Jeux Olympiques. Les médias m’ont enfermé dans une caricature. Je pouvais donner une interview d’une demi-heure et la seule chose qui ressortait, c’est que je pensais que j’allais gagner."
Un an après, Magnussen cherche toujours à récupérer cette confiance disparue."Nous avons quatre ans devant nous. Même si les Mondiaux sont un rendez-vous important pour moi, je veux avant tout être champion olympique", rappelait-il à l’issue des championnats d’Australie. "Je pense que c’est plus facile pour moi d’être détendu et humble plutôt que de me frapper la poitrine et d’essayer d’être le mâle dominant de l’équipe. Je pense que c’était plus difficile pour moi de me mettre en scène plutôt que d’être moi-même, donc je me sens à l’aise avec la façon dont je me conduis aujourd’hui autour de la piscine, avec mes coéquipiers, et les gens en prennent note."
source : sports

vendredi 5 juillet 2013

Open de France : dernier arrêt avant les Mondiaux présentation


A trois semaines des Mondiaux de Barcelone, les grandes stars de la natation ont rendez-vous ce week-end à l’Open de France, à Vichy. L’occasion de remettre les pendules à l’heure. Et déjà, de marquer les esprits.
Vichy, dernier arrêt avant Barcelone et les Mondiaux (28 juillet-4 août). D’ordinaire organisé à la Croix Catelan, à Paris, la 7e édition de l’Open de natation de la FFN a cette fois lieu au centre aquatique qui avait accueilli l’équipe des Etats-Unis avant les JO de Londres. Et avec un plateau très relevé.  Au menu ? Le Brésilien Cesar Cielo, recordman du monde du 50 et 100m nage libre, champion du monde en titre du 50m nage libre et 50m papillon, champion du monde du 100m nl en 2009 à Rome. L’Australien James Magnussen,  auteur du 100m le plus rapide de l’histoire hors combinaisons et largement en tête des bilans mondiaux sur la distance.
Mais aussi les Allemandes Britta Steffen (double championne olympique à Pékin sur 50 et 100m nl) et Silke Lippok. Ou encore le Hongrois Laszlo Cseh (11 titres européens) et l’Espagnol Rafael Munoz… Et puis, bien sûr, les nageurs de l’équipe de France : Florent Manaudou, Fred Bousquet, William Meynard, Fabien Gilot, Jérémy Stravius ainsi que les Niçoises Charlotte Bonnet, fraîchement reçue au baccalauréat, et Camille Muffat, arrivées plus tard que les autres à Vichy et au programme très, très chargé (enchainement samedi 800-200 en 5 minutes puis 100m et 400m). De beaux duels en perspective, donc, dans l’Allier.

Lacourt : « Je serai prêt dans trois semaines »

« C’est sans doute le plateau le plus relevé que j’ai eu en meeting, estime ainsi Fred Bousquet. Là, on a des adversaires qui vont nous rappeler à l’ordre et qui vont nous rappeler que les championnats du monde sont au coin de la rue. » Comme Cesar Cielo, 3edes JO de Londres sur 50m nage libre, bien décidé à prendre sa revanche sur Florent Manaudou, qu’il affrontera sur cette distance mais aussi sur 50m papillon. Ou encore James Magnussen, qui se réjouit à l’avance du week-end proposé. « Je m’attends à une grosse concurrence, particulièrement sur le 50m, qui ressemblera à ce qui pourrait se passer aux prochains championnats du monde. » Pour d’autres, comme le champion de France du 100m nl William Meynard, il s’agira vraiment de prendre « quelques repères » avant Barcelone. 
« Cet Open va me servir à me préparer, à prendre du plaisir, à se retrouver avec des gros concurrents pour s’adapter. Je suis encore un peu dans le flou mais il me reste encore trois semaines avant Barcelone. » Dans le flou, Camille Lacourt l’est aussi. « Je sais que je sors d’une grosse période de travail et que je serai prêt dans trois semaines. Je vais essayer de me concentrer sur les départs et les parties techniques, sans me prendre la tête. » Et sans pouvoir contester l’hégémonie de Jérémy Stravius, le nageur en forme du camp tricolore ? « Il fait une très belle saison mais il n’est pas encore passé sous la barre des 53’’ sur le 100m dos cette année, remarque Lacourt. Il se sent fort, je me sens bien, donc j’espère que ce sera une belle bagarre. » Comme les 1 800 spectateurs déjà recensés pour cet Open de France.

source : RMC

jeudi 4 juillet 2013

Les nageurs Marseillais pensent à leurs Avenirs




C'est par l'intermédiaire d'une photo postée sur les réseaux sociaux par Camille Lacourt, Florent Manaudou, Frédérick Bousquet, Fabien Gilot, Grégory Mallet ou encore William Meynard, les têtes d'affiche du Cercle des Nageurs de Marseille, que leur nouveau partenariat avec la Caisse d'Epargne a été annoncé mardi.
Réunis pour la signature de la convention, Alain Lacroix, président du directoire de la CEPAC (Caisse d'Epargne Provence-Alpes-Corse), Frank Paoli et Jérome Borie, gérants associés de Connect-Pro se sont engagés auprès des nageurs de haut niveau à les accompagner dans leur reconversion et leur intégration dans des entreprises locales à la fin de leur carrière d'athlète.
Dans des propos rapportés par la Provence, Maxime Bussière qui, à 26 ans, a arrêté la natation au printemps, est revenu sur l'importance d'être bien accompagné pendant la transition entre la vie de nageur et l'entrée dans le monde professionnel : "Quand on nage, on ne pense pas forcément à l'après, a-t-il expliqué. Je suis parti sur un bilan de compétences et j'ai terminé il y a peu de temps, c'était déjà un premier tremplin vers l'avenir. Ça m'a permis de savoir ce que je voulais faire. Être aidé et accompagné en fin de carrière, c'est déterminant. On ne nous lâche pas dans la nature."
source : Eurosport

mercredi 3 juillet 2013

Laure Manaudou lance sa société de Maillot de Bains et se confie !




Retraitée des bassins depuis plusieurs mois, elle a lancé sa société de maillot de bains...

Laure Manaudou, retraitée des bassins depuis plusieurs mois, a estimé mardi, en marge du lancement à Paris de sa ligne de maillots de bain avec la société Topsec, avoir «perdu dix ans», mais a la volonté de «vite les rattraper». L'ancienne gloire de la natation française, championne olympique en 2004, a confié dans un entretien à l'AFP qu'elle «commençait vraiment à s'éclater à 26 ans».
Est-ce une nouvelle vie qui commence?
Oui, une nouvelle vie qui commence en dehors de la natation. C'est un plaisir de faire quelque chose qui me correspond. J'aime bien créer, avoir des idées et pas forcément que dans les maillots de bain. Je travaille aussi sur une ligne de bijoux. Il y a pas mal de choses qui commencent à se développer mais je veux prendre mon temps pour bien les faire.
A quoi ressemble votre nouvelle vie?
Avant je ne sortais pas, même pas au resto d'ailleurs. Ne plus être dans le monde de la natation m'a forcée à me faire des copines autres que nageuses. Du coup je me demande comment je faisais pour ne rien faire avant! Je profite vraiment. Quand je rentre le soir chez moi, je ne suis pas bien parce qu'il faut que je sorte et que je vois du monde. Je ne vais pas dire que je me comporte comme une adolescente mais je commence vraiment à m'éclater à 26 ans. J'ai perdu 10 ans mais je vais vite les rattraper.
Donc, pas de regret d'avoir mis un terme à votre carrière?
Je savais qu'il fallait que je m'arrête et j'ai choisi le bon moment. Même si quelque part j'avais envie aussi de continuer. Mais je n'avais pas envie de terminer 8e à Barcelone (Mondiaux-2013) et arrêter là-dessus. Je continuerai à aller voir les compét' mais m'arrêter sur une compét' en France (l'Euro-2012 à Chartres, ndlr) a été le bon choix.
Avez-vous toujours des réflexes comme vous réveiller à 6 heures pour aller vous entraîner?
Non... Les réflexes pour aller nager je ne les ai jamais eus! Quand je retourne à la piscine pour voir le groupe nager, je me dis que je suis bien contente d'avoir arrêté. On ne se rend pas compte de la vie qu'il y a à côté. Moi je ne pourrais plus retourner là-dedans! Je ne pourrais plus n'être que là-dedans.
Êtes-vous heureuse à Marseille?
C'est vrai que j'ai la belle vie. J'ai la chance de ne pas avoir à me lever tous les matins pour aller travailler dans un bureau et Marseille est une belle ville. Ça m'avait un peu choquée quand j'étais arrivée en 2008 parce que les gens me tutoyaient facilement. J'étais à eux en fait. Mais maintenant, tout se passe bien. Ma fille commence à avoir l'accent marseillais à cause de la nounou! C'est mignon quand c'est petit après j'espère qu'elle ne l'aura pas trop !
source : 20 minutes

mardi 2 juillet 2013

Retour sur les forces en présence pour le duel France vs Etats-Unis aux mondiaux de Barcelone



En attendant de se confronter aux Australiens le week-end prochain à Vichy à l’occasion de l’Open de France, Florent Manaudou, Camille Muffat, Jérémy Stravius et Camille Lacourt ont suivi avec attention les sélections américaines à un mois des Mondiaux de Barcelone (28 juillet-4 août). Retour sur les forces en présence.
Ryan Lochte
Après sept semaines d’entraînement seulement dans les pattes, l’Américain, occupé en début d’année par son programme de téléréalité, n’a pas survolé les sélections US mais s’est qualifié pour quatre épreuves individuelles à Indianapolis, le 400 mètres quatre nages, le 200 mètres dos, le 100 mètres papillon et le 200 mètres. C’est sur cette dernière distance que l’Américain, vainqueur de la course en 1'45"97, pourrait retrouver Yannick Agnel. Depuis son départ précipité de Nice, le champion olympique de la spécialité dit ne vouloir s’engager qu’avec les relais (4x100 et 4x200) aux Mondiaux. Mais son travail avec Bob Bowman depuis deux semaines est de nature à rassurer le Nîmois, qui dispose toujours de la deuxième meilleure performance mondiale de l’année en 1'45"48 derrière le Chinois Sun Yang (1'44"99). A suivre…
Nathan Adrian
Champion olympique de la spécialité, Nathan Adrian n’a pas forcé son talent pour s’imposer sur 100 mètres à Indianapolis (48"10). Mais c’est sur la simple longueur de bassin que l’Américain sera à surveiller. Ce dernier a en effet signé la meilleure performance mondiale de l’année en 21"47, près d’un dixième de mieux que Florent Manaudou cette saison (21"55). De quoi en faire un adversaire redoutable pour le champion olympique en titre.
Matt Grevers
En 2012, il avait écrasé la concurrence à Londres pour décrocher le titre olympique. Cette année, il a été devancé lors de ces sélections US par son compatriote David Plummer (53"10). Mais avec un chrono en 53"25, il restera un concurrent redoutable pour Jérémy Stravius, toujours en possession de la meilleure marque de l’année (53"09), et Camille Lacourt (53"65) dans la course au titre mondial sur 100 mètres dos.
David Plummer
Non content de s’être offert le champion olympique sur 100 mètres dos en chatouillant la meilleure performance mondiale de l’année de Stravius, Plummer s’est imposé comme un candidat à l’or mondial sur 50 mètres dos. Cinquième du 50 et 100 mètres dos en 2011 à Shanghai, le dossiste américain, privé des JO 2012, a claqué le meilleur chrono de l’année sur la longueur de bassin en 24"52. Mieux que Stravius (24"61) et Lacourt (24"68). Il va y avoir match à Barcelone…
Missy Franklin
Elle a fait le plein pour Barcelone. La champion olympique du 200 mètres s’est en effet qualifiée pour cinq épreuves lors des Mondiaux, les 100 et 200 mètres nage libre, les 100 et 200 mètres dos, et le relais 4x200 mètres. L’Américain a gagné toutes les épreuves individuelles sur lesquelles elle était engagée à Indianapolis, à l’exception du 50 mètres dos. Une propension à se démultiplier qui ne l’empêchera pas d’être une rivale plus que sérieuse pour Camille Muffat sur 200 mètres. La quadruple championne olympique de Londres (100 et 200m dos, relais 4x200 et relais 4x100 4 nages) a en effet nagé en 1'55"56, mieux que la Niçoise lors de sa dernière sortie à Rome (1'56"01).
Katie Ledecky
A 16 ans seulement, elle n’en finit plus d’impressionner. La championne olympique du 800 mètres a fait sensation ce week-end en remportant le 1500m en 15’47"015, soit simplement signé la quatrième performance de l’histoire sur la distance. Mais elle l’annonce, sa course préférée reste le 400 mètres. Elle tient pour le moment la deuxième meilleure performance mondiale de l’année en 4'04"05 entre l’Australienne Bronte Barratt (4'03"52) et la championne olympique en titre (4'04"16). Reste à savoir si elle pourra tenir la distance avec un programme aussi lourd.
source : Sports.fr

lundi 1 juillet 2013

Et Camille Muffat dans tout ça ?



Trois semaines après l’annonce du départ de Yannick Agnel, Fabrice Pellerin conduit toujours ses nageurs niçois, comme si rien ne s’était passé. Pour mieux protéger Camille Muffat, très discrète depuis le départ de son compagnon d’entraînement.
Il a surpris tout son monde. Ses coéquipiers d’entraînement les premiers, qui ont appris dans la presse son départ de Nice pour les Etats-Unis. "Je n'étais pas du tout au courant. Je l'ai appris comme le groupe, subitement. Il aurait pu nous avertir, regrettait ainsi Charlotte Bonnet, interrogée au matin de cette nouvelle le 18 mai dernier par Nice-Matin. Je n'ai pas eu le temps de discuter avec lui. C'est dommage." Une précipitation que Yannick Agnel regrettait lui-même. "J’ai vu Camille (Muffat) et Charlotte pour leur dire que je faisais un break. Après, les choses sont allées rapidement, il a fallu tout organiser pour aller à Colorado Springs(où l’attendait Bob Bowman, ndlr), expliquait-il à son retour des Etats-Unis le 21 mai. Je suis vraiment désolé si j’ai blessé Charlotte, Camille, ou qui que ce soit dans le groupe. Ce n’était pas mon intention. Je tiens beaucoup à eux et je tenais à leur dire."
L’histoire ne dit pas si le double champion olympique de Londres (200m et 4x100m) s’est excusé auprès de ses anciens camarades d’entraînement au cours d’un dîner comme il en avait l’intention. Car depuis, Agnel, qui peaufine encore les contours de sa future collaboration avec l’ancien mentor de Michael Phelps, s’est fait discret. Presque autant que Muffat que l’on n’a pas entendue sur le sujet…





A défaut, Fabrice Pellerin, l’entraîneur niçois, aussi surpris par la soudaineté de cette séparation d’avec son champion, un garçon qu’il avait accueilli à l’âge de 15 ans, que par ses motivations (il refuse l’idée d’un manque de "chaleur humaine, de partage et de sincérité" évoqué par Agnel pour justifier son départ), a rapidement tenu à dédramatiser la situation. "Ce départ a créé le buzz dans le monde de la natation. Mais à l'échelle du groupe de Nice, c'est presque un non-événement, qui n’a pas affecté les objectifs individuels de chacun", a-t-il assuré à SwimVortex.
"On sait au sein des clubs que la natation est un sport individuel qui nécessite de concentrer son énergie sur l’essentiel. L’équipe sait qu’avec moi les absents ne comptent pas et que les seuls qui comptent sont ceux qui sont devant mes yeux tous les matins, a-t-il ajouté. Mes nageurs savent que je n’avais pas de relation privilégiée avec Yannick. Leur vie est restée la même. Et il n’y avait pas besoin de convoquer un G8. Vous savez, le club de Nice a qualifié dix nageurs pour des compétitions internationales cet été. Nous en avions cinq – Yannick Agnel, Camille Muffat, Charlotte Bonnet, Damien Joly et Marie Wattel, sélectionnés pour les championnats du monde à Barcelone. Maintenant, il y en a juste un de moins, c’est tout."
Pas le moins talentueux. Mais avec Muffat, qui sait remis à l'oeuvre à Monaco (comme Mélanie Hénique, Charlotte Bonnet, Eric Ress, Benjamin Stasulius ou encore Jérémy Stravius) à l’occasion de la première étape du Mare Nostrum, Nice dispose encore d’une championne olympique. Une tête d’affiche qui défendra les couleurs niçoises lors des Mondiaux de Barcelone (28 juillet-4 août) avant d’inaugurer le nouveau complexe sportif (un bassin olympique et un espace de 400m2 pour des vestiaires, des sanitaires, des bureaux, une salle de musculation et une salle de soins) à la rentrée. Reste à savoir si l’ombre d’Agnel aura disparu d’ici là…
source : Sports

vendredi 28 juin 2013

Agnel vers sa nouvelle vie Américaines



Yannick Agnel, qui a quitté Fabrice Pellerin le mois dernier, s’est envolé pour les Etats-Unis et Baltimore, où il va entamer sa nouvelle collaboration avec Bob Bowman, l’ancien coach de Michael Phelps.

Trois semaines après avoir annoncé, à la surprise générale, qu’il quittait Fabrice Pellerin et Nice, Yannick Agnel va entamer une nouvelle vie ce mardi. Le double champion olympique de Londres (sur 200 et 4x100m) doit s’envoler pour Baltimore, fief de Bob Bowman, ancien entraîneur de Michael Phelps et désormais en charge de la destinée du Nîmois. «Je vais mardi à Baltimore pour trois semaines de stage», a indiqué Agnel dimanche soir sur le plateau de Stade 2Le Niçois - il est toujours licencié à l’Olympic Nice Natation - va ainsi pouvoir découvrir les installations du North Baltimore Aquatic Club (NBAC) et faire plus ample connaissance avec Bob Bowman, qu’il avait d’abord contacté via Twitter puis rencontré le mois dernier à Colorado Springs.
«Le projet est super intéressant et avec Bob, on est excité de commencer même si ça a déjà été un peu le cas car je m’entraîne depuis plusieurs semaines avec son programme à Nîmes. J’ai pu tâter la bête», déclarait dans un sourire Agnel dimanche soir. De l’autre côté de l’Atlantique, le nageur français peut s’attendre à trouver un entraîneur aussi exigeant, voire plus, que Fabrice Pellerin à Nice. «Je n'accepte pas autre chose que la perfection», avait-il déclaré un jour pour expliquer sa méthode de travail. Cela tombe bien puisqu’en rejoignant les Etats-Unis, Agnel ne compte pas fuir le travail, bien au contraire. «Je vais là-bas pour le travail, pour m’améliorer, pour aller chercher les petits détails pour être prêt pour de nouvelles performances en 2016, à Rio», assure-t-il. Des Jeux pour lesquels il nourrir de grandes ambitions : «J’ai décidé de partir car réaliser le triplé 100m, 200m et 400m m’intéresse toujours»clame-t-il.

Un triplé que Fabrice Pellerin lui-même, juge difficile à réaliser dans la natation moderne. «Raisonnablement, faire le grand écart 100-400m est très compliqué. Même 50-100m, cela devient difficile. Il faut être lucide : dans la natation moderne, en crawl, on va vers une hyperspécialisation et il faut en tenir compte», nous confiait-il en mars dernier. Bob Bowman, qui a mené Michael Phelps à un grand huit de légende aux JO de Pékin en 2008 (8 titres olympiques), ne partage visiblement pas cet avis. «Bob est extrêmement exigeant. Mais c'est avec lui que j'ai appris cette vérité essentielle : rien n'est impossible», soulignait Michael Phelps dans une autobiographie parue après les Jeux de Pékin 2008 (No Limits : the Will to Succeed). Yannick Agnel va pouvoir commencer à en juger sur pièces.

source : sport 24